Parce qu’ils dirigent des héroïnes, certain•es réalisateur•ices de séries télévisées se permettent de mettre en scène des scénarios basés sur des histoires de prédatrices sexuelles.




- Face à face _ S1E7 Tabou : pédophilie féminine
- Munch _ S1E2 Parole contre parole : une femme porte plainte pour viol, et s’avère autrice de viol incestueux.
- Le crime lui va si bien
- Le Mélange des genres
Ils pensent peut-être que ce sont des histoires « originales », voire féministes équitables car ils réalisent également des histoires sur des prédateurs. Pourtant, en agissant ainsi, ils renforcent le patriarcat.

Pour chaque chose qu’une femme a fait, les hommes ont fait pire, plus fréquemment, et avec moins de conséquences [judiciaires].
Voici les statistiques sur la prédation sexuelle :
- Eurostat 2018 [1] : « Près de 9 victimes sur 10 sont des femmes et la quasi‐totalité des personnes mises en cause sont des hommes (97,6 %). »
- France 2021 [2] : « les femmes représentent 86% des victimes de violences sexuelles et parmi elles, 55% sont mineures. Les auteurs mis en cause dans ces affaires sont à 96% des hommes. »
Ces séries se croient peut-être féministes parce qu’elles mettent en scène des héroïnes.
Mes critères pour être des réalisations féministes :
- Réussir le Test de Beschdel, soit avoir au moins une scène montrant 2 personnages féminins parler d’autre chose que d’un homme
- Filmer des témoignages réalistes des violences des hommes envers les femmes, les enfants… et les autres hommes
- Filmer des téémoignages réalistes des biais du système judiciaire et des magistrats contre les femmes, les enfants, les personnes racisées, et toutes les autres personnes fragilisées (handicap, situation sociale…)
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Lire aussi :
[1] Eurostat de la prédation sexuelle 2018
[…] [32] Article Ces réalisateur•ices qui se sentent obligé•es de mettre en scène des prédatrices […]