Aujourd’hui, il y avait une fête de quartier et un banquet.
Un voisin arrive tard et s’assied sur le banc à côté de moi mais loin, tout au bout du banc, en risquant de tomber. Je lui fais remarquer qu’il y a suffisamment de place pour qu’il s’assoie correctement. Il réplique : « C’est parce qu’on se connaît pas encore, plus tard je m’assoirai sur vos genoux. » Nous rions, et je lui propose du vin.
Un autre voisin ajoute : « Hé, elle a l’air intéressée! » Rires de l’assemblée. Je ris par politesse.

(au travail)
Le second voisin a ici utilisé un système d’oppression dont il n’a pas conscience :
Avec son ajout, il a implicitement donné l’autorisation au premier voisin de considérer que j’étais disponible pour lui.
Résultat, impossible pour moi de continuer à être joviale, le premier voisin l’aurait pris comme une invitation. Très mal à l’aise, je suis partie peu après.
Pire, si j’étais restée joviale avec le premier voisin et qu’il m’avait violée, l’assemblée m’aurait tenue pour responsable de l’avoir chauffé, alors que j’ai seulement répondu à une blague.
Conclusion : arrêtez d’amplifier les blagues sexuelles, elles ont des conséquences, a minima désagréables, a maxima dangereuses.
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