Que sont les traditions, si ce n’est des habitudes très anciennes ? Les modes de fonctionnement sociétaux actuels se sont formés pas à pas au cours de l’histoire humaine, selon les contraintes et les opportunités : on peut donc continuer à les faire évoluer !
De la chasse aux agressions sexuelles systémiques
Au départ, tout le monde chassait… parce qu’on n’avait pas le choix si on voulait survivre ! Et puis, on s’est dit que la reproduction de l’espèce, c’était aussi important.
De la chasse à la protection des femmes
Dans les sociétés récentes de chasseurs-cueilleurs, les femmes participaient à la chasse de maintes façons.
Pour procéder à la capture du petit gibier, elles se servaient d’armes contondantes – bâtons à fouir, gourdins ou massues’ – ou de pièges – enfumage des terriers, collets. Lors des chasses collectives, elles rabattaient les grosses proies, ce qui, soulignons-le, nécessite souvent de courir bien plus que les tireurs postés à l’affût.
Comme les hommes, les femmes donnaient la mort et mettaient leur vie en péril en s’attaquant à des bêtes de grande taille potentiellement dangereuses. C’est peut-être ce qui a conduit les hommes à les écarter, sans doute progressivement, des activités cynégétiques et à les « désarmer ». Dans la majorité des cas, les femmes n’utilisaient pas d’armes tranchantes ou perforantes qui font couler le sang de l’animal, mais il existe des exceptions : chez les Indiens Akuntsu, de l’Amazonie brésilienne, seules les femmes chassaient, un savoir-faire qui se transmettait de mère en fille. Dans d’autres sociétés amérindiennes, les femmes accompagnaient les hommes à la chasse et à la guerre, comme ce fut d’ailleurs le cas en Gaule pour les femmes sans enfants. [1]

« C’est logique, si l’on considère comment cela fonctionne avec d’autres animaux. La raison pour laquelle les femmes ont fini par jouer le rôle de soignantes n’est pas qu’elles seraient moins efficaces en tant que chasseuses ou combattantes, mais parce que l’accouchement est un goulot d’étranglement que seules les femmes peuvent franchir. Si deux groupes sont également équipés pour la plupart des activités, mais qu’il y a un rôle crucial que seul un groupe peut remplir, il est évident que les rôles s’articuleront autour de ce rôle. Cela ne signifie pas qu’ils sont moins bien équipés pour le reste. Il suffit de regarder ce qui se passe chez les autres espèces. »
De la protection des femmes à la construction des stéréotypes genrés
Donc de « les femmes ne doivent pas mourir », on a voulu nous faire croire que les « femmes sont faibles ». Sauf qu’au quotidien, les femmes montrent des capacités similaires à celles des hommes :
- Pour porter des charges lourdes : les hommes portent des sacs de ciment, les femmes portent les personnes dont elles font les soins (enfants, ados et adultes handicapés, personnes âgées)
- Pour courir : les hommes courent plus vite sur les courtes distances, les femmes courent plus vite sur les très longues distances [2]
Des différences de caractéristiques chromosomiques ont aussi apporté de la confusion et renforcé les stéréotypes :
- Enfanter : les hommes y contribuent, les femmes font croître un amas de cellules divisées en un être humain (ça lui prend énormément de ressources, et le risque d’impacts à long terme sur leur santé est réel [3]).
- Voir les couleurs : les hommes voient généralement moins bien les couleurs (8% ont une forme de daltonisme [4]), alors que, de l’autre côté du spectre, les femmes les voient nettement mieux (au moins 3% auraient une forme de tétrachromatisme [5]).
Pourtant, les stéréotypes restent limités dans le temps et dans l’espace.
Au Néolithique, les femmes avaient des bras plus puissants que nos athlètes actuelles [1] :


Au Moyen-Age, les églises et cathédrales étaient aussi bâties par des femmes [6].
Du 17e siècle à 1930, le rose était la couleur des petits garçons [7].
Dans les pays musulmans, les femmes sont bien plus nombreuses qu’en Occident dans les métiers scientifiques [8].
Donc ce qu’on appelle « faiblesses » d’un sexe sont surtout des étiquettes genrées liées à une mode, qui engendrent généralement des traumatismes : les hommes comprennent soit-disant plus facilement la géométrie, alors que les femmes comprennent soit-disant plus facilement les émotions. Peut-être que si on arrêtait de dire aux petites filles qu’elles n’en sont pas capables de faire de la géométrie [9], elles y arriveraient comme les femmes arabophones ? Peut-être que si les petites filles n’étaient pas mises en danger dès la naissance [10], elles seraient moins sur le qui-vive pour lire les émotions des autres ? Et peut-être que si on laissait la possibilité aux hommes de développer leurs propres émotions pour les autres [11], ils auraient également la capacité de mieux comprendre celles des autres ?
La guerre est un autre point d’abus : elles sont déjà en quasi totalité déclenchées par des hommes, et les femmes et les enfants en sont généralement les premières victimes. Jusqu’à récemment les armées « modernes » refusaient d’ailleurs que les femmes participent aux combats, et donc apprennent à se défendre [12].
La protection des femmes est donc légitime dans un contexte de chasse de gros animaux, elle devient abusive pour les autres activités.
Des stéréotypes genrés à la soumission logistique
C’est en lisant cette décryption de la guerre en Ukraine que j’ai compris en quoi le rôle logistique des femmes était devenu essentiel pour que les hommes puissent s’enrichir :

De mon côté, comment j’ai vécu d’ « être consommée » par les hommes : importante mais pas vitale. En public, j’étais un trophée social. En privé, j’étais plutôt une commodité, une habitude, une psy gratuite et un corps de femme disponible. Mes besoins en tant qu’être humaine étaient plutôt une nuisance. Mes avis étaient dispensables. Mes réussites professionnelles intéressantes uniquement si elles étaient valorisables socialement. Mes gains financiers malvenus s’ils montraient que je n’avais pas besoin ni de mari ni de père.
On voit d’ailleurs une même manière de faire avec le racisme systémique :
Les esclaves étaient la force motrice de ces empires qui se mettaient en place. (…) [Ce] n’est qu’un outil parmi d’autres. C’est un corps mécanisé, décharné, consommé par son travail jusqu’à son dernier souffle. (…)
La violence à bord des bateaux négriers était sélective. Aucun capitaine ne voulait tuer tous les esclaves, parce que le voyage n’aurait alors rien rapporté. Donc, en cas de résistance, ce que faisait le capitaine, c’est qu’il organisait un spectacle durant lequel un petit nombre de personnes est exécuté de façon extrêmement violente et atroce afin de terroriser tous les autres. (…)
La race est une arme de soumission. Elle sert à graver dans la chair la prétendue infériorité des uns et l’infinie supériorité des autres. Coupés de leurs familles et de leurs racines, les noirs ne forment plus qu’une masse servile sans noms et sans repères.[13]
De la soumission logistique à la décrédibilisation systématique des femmes
Pour éviter d’avoir à limiter le prestige de protecteur des hommes, le patriarcat (= le pouvoir des pères) a mis en place un arsenal de stratégies d’évitement, notamment via la généralisation d’un double standard dépréciatif [14] (fonctionne aussi pour la dépréciation des personnes à la peau plus foncée).
- Un homme fait une erreur -> un homme fait une erreur
- Une femme fait une erreur -> « la femme n’est pas capable de » ou « les femmes ne sont pas capables de » [15]
- Une femme fait un exploit -> une anonyme fait un exploit [16]
- Un homme est excité sexuellement -> « les hommes ont des besoins »
- Une femme est excitée sexuellement -> c’est une traînée [17]
- Les hommes agressent -> c’est seulement un seul homme, notallmen [18]
- Un homme hausse la voix, il est décidé -> une femme hausse la voix, elle est colérique :

La plupart des humains portent donc les lunettes patriarcales : celles qui diminuent les femmes quoi qu’il arrive.
Les compétences des femmes sont réduites à une intuition féminine essentialiste : qui a entendu parler de l’intuition masculine ? Personne, car ce concept n’a pas d’intérêt dans un contexte patriarcale : les décisions des hommes sont rationnelles, même lorsqu’ils frappent dans des murs parce que leur équipe de football favorite a perdu un match. lol.
En conséquence, la société patriarcale exige des femmes qui s’insurgent, de s’excuser pour pouvoir continuer à être incluses. On voit surtout ce phénomène avec les femmes politiques :
- En France, Sandrine Rousseau devient ainsi « clivante » sur des sujets quotidiens comme le fait de manger des steaks ou de partager les tâches domestiques [19].
- En Belgique, Céline Tellier a été sommée de s’excuser pour la pollution par les PFAS, qu’elle même dénonçait en premier lieu [20].
- En Belgique, Sarah Schiltz a été sommée de démissionner parce que son équipe avait utilisé un mauvais logo [21].
Après la Seconde guerre mondiale, les femmes collabo étaient tondues puis avaient éventuellement droit à un procès, les hommes collabo devaient eux seulement faire face au procès. L’humiliation, toujours. [22]
Et encore une fois, c’est la même mécanique pour le racisme :
Pour les hommes (blancs), les excuses restent facultatives [23].
De la décrédibilisation systématique à la violence sexuelle
Comme tout ce qui a eu trait aux volontés et aux besoins des femmes a perdu toute crédibilité, il est devenu pour les hommes facile de prendre ce qui leur faisait envie : les corps des femmes. Et c’est comme cela que s’est installée l’impunité des violeurs et des harceleurs sexuels [24].



Avec la pilule, la libération sexuelle était surtout celle des hommes [25].
Et les femmes restent encore souvent jugées sur leur âge reproductif :
Quand on porte les lunettes féministes, ce qui est surtout marquant c’est l’impunité totale de la violence masculine, et la fréquence et la banalité de ces violences . Les hommes peuvent choisir leur niveau de violence :

Pour l’instant, seuls les violeurs en série les plus violents rencontrent parfois des risques de condamnation, dans les pays les plus avancés au niveau des droits des femmes (et ces droits ne sont jamais acquis). Heureusement, les politiciennes féministes et les associations féministes se battent (merci à elles!). [26]

Aux États-Unis où les droits des femmes sont en net recul [27], la politisation des relations sexuelles devient un enjeu vital :

Sur les 85 000 femmes tuées par des hommes en 2023, 60 % sont mortes sous les coups d’un partenaire ou d’un membre de la famille, selon les nouveaux chiffres de l’ONU » –
Une fois que j’ai vraiment intériorisé le fait que la maison/famille est l’un des principaux vecteurs d’oppression pour les femmes, les priorités politiques et philosophiques du féminisme ont pris beaucoup plus de sens.
– des priorités politiques telles que le divorce sans faute
– la possibilité de travailler en dehors de la maison (afin d’avoir suffisamment d’argent pour quitter une mauvaise situation)
– le contrôle des naissances et l’avortement (le contrôle de la reproduction est un moyen important pour les membres de la famille et les partenaires romantiques d’exercer un contrôle sur une femme)
– pension alimentaire (pour permettre à une femme ayant des enfants de survivre financièrement sans avoir à rester avec un partenaire violent)
– les ordonnances restrictives les protections juridiques contre la violence domestique et la violence sexuelle
– l’accès à l’éducation (là encore, pour pouvoir sortir de chez soi et trouver un emploi qui permette de vivre)
– une répartition égale des tâches au sein du foyer/de la famille (corvées, garde des enfants, soins aux personnes âgées).
Des priorités philosophiques telles que
– la remise en question de la division de la vie en sphère publique/privée (l’idée que « les hommes appartiennent à la sphère publique et les femmes à la sphère privée » est un fondement logique essentiel de l’interdiction faite aux femmes de travailler en dehors de la maison ou de participer à la vie politique, et de l’idée que la violence domestique et sexuelle est une affaire « privée » et non un problème dans lequel les autorités devraient intervenir)
– des idées telles que « le personnel est politique » la remise en question des idées sur ce qu’est la « famille » et sur les obligations qu’implique l’idée de famille.
– des idées telles que la « culture du viol » et les théories du consentement (consentement négatif ou positif, par exemple)
– des idées telles que le « travail émotionnel » et la « charge mentale » (qui se rapportent au travail à la maison et au sein de la famille)
– la remise en question des obligations d’une femme en tant que femme (étant donné que la plupart des idées dominantes sur ce qu’une femme doit faire se rapportent au fait d’être une épouse et une mère – des rôles qui lient principalement son identité au foyer et à la famille). »
Et, comme tout niveau de violence sexuelle et de harcèlement est globalement acceptée par la société patriarcale, tous les hommes se croient des « hommes bien » [28].
Enfin, quand les femmes veulent protéger les enfants, on retombe sur le même discrédit et les mêmes abus :
Reconstruire l’équité entre femmes et hommes
Voilà, c’est maintenant qu’on se remonte les manches. Car tout ceci est un rapport de pouvoir qui nous rend tous et toutes potentiellement malheureux.euses. Donc : au boulot !
Reconnaître le processus historique d’invisibilisation
Reconnaître un problème, c’est déjà être sur le chemin de sa résolution.
Aujourd’hui, il n’est pas question de féminiser l’Histoire et le présent, mais de les démasculiniser : de remettre les hommes, comme les femmes, à leurs justes places, et de sortir des stéréotypes limitants. Pour celà, certain.es historien.nes y travaillent, mais également des linguistes, des sociologues, et de manière générale iels vont vers une démasculinisation des Sciences Humaines et Sociales et des médias [29]. Et quitte à y réfléchir, autant aussi viser à les décoloniser [30].
Alice Coffin avait lancé un tollé en parlant de recentrer son attention sur l’art produit par des femmes [31]. Et oui après tout ! C’est une action facile à entreprendre, et qui nous permet d’habituer notre propre vision de la vie à une égalité des sexes.
Ainsi, depuis quelques années, je suis attentive aux séries, aux films, aux livres, aux médias que je consomme. Et, sauf exception [32], je me sens en effet souvent clairement nettement mieux avec les productions d’autrices et de réalisatrices. Et puis ajouter dans nos lunettes féministes la notion que, très certainement, les œuvres anonymes sont celles d’artistes qui ont été invisibilisées.
Au niveau individuel,
- si vous êtes une femme, vous pouvez :
- veiller justement à bien signer toutes vos œuvres ;
- faire enregistrer aux commissariats, aux associations, aux organisations de tous types, les agressions que vous avez subies, pour faire grossir les dossiers et qu’ils ne puissent plus être ignorés ;
- partager vos difficultés avec les autres femmes, pour qu’elles sachent qu’elles ne sont pas seules ;
- apporter au moins votre soutien moral aux inconnues en difficultés [33].
- si vous êtes un homme, vous pouvez :
- tenter de troquer vos lunettes patriarcales par des lunettes féministes, qui elles demandent la justice sociale pour les femmes comme pour les hommes ;
- proposer votre soutien aux femmes et aux hommes en difficultés ;
- partager vos difficultés avec les autres hommes, pour qu’ils sachent qu’ils ne sont pas seuls ;
- apporter au moins votre soutien moral aux inconnu.es en difficultés.
Au niveau collectif, il est important que nous arrivions à politiser les stéréotypes de genre. Les politiciennes, les syndicalistes et les militantes ont besoin de nos soutiens. Nous pouvons les aider avec notre temps, en relayant leurs idées, en participant, mais aussi en prenant en charge et en initiant toujours plus d’activités militantes ; et évidemment en contribuant financièrement.
Titiou Lecoq rappelait que la décapitation de la révolutionnaire Charlotte Corday constituait bien un crime politique [22] : il est temps que nos suffragettes francophones soient reconnues et remerciées publiquement !
Recrédibiliser les femmes
La recrédibilisation des femmes viendra de leur revisibilisation et leur valorisation. Il existe de nombreuses initiatives dans ce sens, notamment :
- L’association Mnémosyne pour le développement de l’histoire des femmes et du genre
- L’association SIEFAR pour l’étude des femmes de l’Ancien Régime
- Le projet Les sans pages pour réduire le fossé des genres sur Wikipedia
- Le livre Ni vues ni connues par le Collectif Georgette Sand pour « décortiquer les mécanismes qui ont fait tomber les 75 femmes de ce livre aux oubliettes »
- Le livre Ne nous libérez pas, on s’en charge par Bibia Pavard, Florence Rochefort, Michelle Zancarini-Fournel sur l’histoire des féminismes de 1789 à nos jours
- Le livre A l’aube du féminisme : les premières femmes journalistes par Laure Adler
Enfin, il est essentiel de reconnaître et de prendre en charge politiquement et socialement les besoins spécifiques légitimes des femmes : besoins économiques, biologiques, émotionnelles, intellectuels
- Égalité salariale, équité d’accès aux emplois les plus rémunérateurs, égalité dans la redistribution des richesses, dans la taxation, dans les héritages
- Équité d’accès à des soins appropriés, égalité des investissements dans la recherche, équité de prise en charge sociale des risques liés aux fonctions reproductrices : menstrues, grossesses, avortements, fausses-couches, périménopause, ménopause
- Équité dans la prise en charge des besoins familiaux et des tâches domestiques
- Égalité de représentation publique, dans les fonctions politiques et dans les médias

Et Marie dit : « Parfait »
NB : Oh! Un dessin anonyme…
Reconstruire les identités sexuelles : l’importance des rencontres en groupes non-mixtes
Les groupes en non-mixité sont importants pour tous les segments de la population : ils permettent de se retrouver, d’échanger sur des vécus communs, d’identifier les similitudes entre différents individus d’un même modèle d’humain.e, et aussi d’identifier ce qui fait de nous des êtres différent.es des autres.
Pour être sûre d’être bien comprise, je vais donner des exemples de groupes en non-mixité : des femmes noires homosexuelles, des garçons musulmans qui jouent au foot, des politicien.nes asiatiques, des syndicalistes hétérosexuel.les, des agricultrices bordelaises, des informaticiens parisiens blancs, etc. Nous faisons tous.tes partie de plusieurs segments de population, des segments qui s’entrecroisent. Au bout du bout, notre participation à plusieurs groupes en non-mixité crée de la mixité, comme dans le diagramme de Venn [34].
Pour les segments de population mis en danger, les groupes en non-mixité sont surtout la garantie de pouvoir partager leur vécu en toute sécurité, sans le « c’est facile » ni les mansplannings [35] ni les culpabilités blanches ni le positivisme oppressant d’un « ça va aller madame ». Celles qui savent, savent ; ceux qui ne savent pas écoutent respectueusement. Et de manière générale :

1) Je suis désolé
2) Je n’aurais pas dû faire ça
3) Pas de problème, bonne nuit
4) Mec, ne dis pas cette merde
5) Continue s’il te plaît
6) Elle n’avait pas fini
7) Comment puis-je aider
8) En fait, c’était son idée. »
C’est par l’entraide que nous pourrons nous renforcer et démonter les mécaniques de domination, parce que : « DIVISER POUR MIEUX RÉGNER » ! Hé oui, ça marche dans les deux sens :

Réapparendre à garantir du sexe agréable aux femmes
Pour m’assurer que tout le monde l’a bien vu, je reprends la vidéo sur le consentement : c’est évidemment la base de la base.
Ensuite,
- la mauvaise nouvelle : la pornographie tue votre sexualité [36] (désolée).
- La bonne nouvelle : il existe d’autres ressources plus efficaces pour atteindre l’orgasme conjoint des partenaires !
Les séries télévisées ont essayé de vous prévenir :
![Lui : Le sexe consensuel ne nécessite aucune persuasion, verbale ou autre. Si vous devez supplier ou forcer, ce n'est pas du consentement, et vous vous y prenez mal.
Elle : Alors… apprenons à bien nous y prendre. Le corps féminin comporte 11 zones érogènes. L'oreille, le cou, l'aisselle...
Lui : Attends. Les aisselles ?
Elle : Oui. Comment tu le saurais ? Toi aussi, tu vas directement aux … [elle montre ses seins] Mais chez beaucoup de femmes, les tétons sont aussi sensibles que le clitoris, alors commencer par eux sans préliminaires dans les zones érogènes peut être douloureux et excessivement stimulant. Les autres zones érogènes peuvent être le ventre, l'intérieur des cuisses, les pieds, l'arrière des genoux, le cuir chevelu…
Etudiante : Quelqu'un t'a déjà léché l'arrière des genoux ?
Etudiant : Ca te plairait de le savoir, hein ?](https://maniaemma.blog/wp-content/uploads/2024/12/extrait-de-greys-anatomy-19x3-veed.gif?w=640)
En pratique, je vous conseille :
- La communauté OMGYES
- Le livre Jouissance club par Jüne Plã
- Votre imagination!
Vous essayez, et vous me dites ce que vous en pensez ? Vous connaissez d’autres sources ?
➡️ Abonnez-vous à ce blog pour faire mieux, ensemble♥️
[1] Livre L’homme préhistorique est aussi une femme (p.134-135, p.160) par Marylène Patou-Mathis
[2] Article Les femmes et l’endurance : du top 20 au podium des classements généraux
[4] Article Daltonisme
[5] Article Tétrachromisme
[7] Article Rose (couleur)
[8] Articles
- The STEM Paradox: Why are Muslim-Majority Countries Producing So Many Female Engineers?
- Meet the women shaping science and engineering in Saudi Arabia
- Why More Women Study Physics in Muslim Countries
[9] Article Les filles et les mathématiques, la « menace du stéréotype »
[10] Article Le continuum des violences des hommes envers les femmes
[11] Article Pourquoi davantage d’hommes doivent travailler à temps partiel
[12] Biais patriarcal : aucun document ne reprend toutes les guerres déclenchées par les hommes, parce que c’est la normalité. Par défaut, voici un article qui liste les quelques souveraines ayant à gérer des pays en guerre (ce qui ne veut pas dire que ce sont elles qui les ont déclenchées) : Femmes dans la guerre
[13] Article « Les routes de l’esclavage » : un documentaire événement
[14] Article Le double standard : Un outil conceptuel pour les luttes sociales
[15] Article Femme, femmes, féminisme
[16] Article Une femme
[17] Article Marylin Monroe n’existe pas
[18] Article Procès des viols de Mazan : qu’est-ce que le hashtag « Not all men » réapparu sur les réseaux sociaux
[19] Article Sandrine Rousseau : Prises de position et controverses
[20] Article Céline Tellier : Polémiques
[21] Article Sarah Schlitz : Démission
[22] Livre Les grandes oubliées (p. 275) par Titiou Lecoq
[23] Article Éthiquette ?
[24] Articles
- Procès de Mazan : #AllMen, quand la possibilité de viol et de féminicide se trouve dans tous les hommes
- La violence sexuelle ne s’explique pas seulement par un manque d’éducation, mais aussi par un manque d’intérêt et d’engagement des hommes.
- « Ils violent parce qu’ils le peuvent »
[25] Article Révolution sexuelle : Des féministes sceptiques sur la notion de « libération »
[26] Articles
- Rape as a grave and systematic human rights violation and gender-based violence against women
- Première réglementation européenne en matière de lutte contre la violence à l’égard des femmes: accord conclu
[27] Article 64,000 Pregnancies Caused by Rape Have Occurred in States with a Total Abortion Ban, New Study Estimates
[28] Article Le mythe de l’homme bien
[29] Articles :
- Démasculiniser les langues française et anglaise, un combat à armes inégales
- Démasculiniser les sciences humaines et sociales
- L’invisibilisation de la pensée des femmes, l’autre « plafond de verre
[30] Article Décoloniser les SHS : l’apport des épistémologies et méthodologies féministes
[31] Article Alice Coffin : Le Génie lesbien : La réception du livre
[32] Article Ces réalisateur•ices qui se sentent obligé•es de mettre en scène des prédatrices
[33] Article Quand vous croisez une personne qui pleure
[34] Article Diagramme de Venn
[35] Article Mansplaining
[36] Article Effets de la pornographie
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[…] [8] Article Le glissement patriarcal du mythe de l’homme protecteur aux agressions sexuelles : comment reconst… […]
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